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Le talent photographique de Tournassoud apparaît particulièrement dans les paysages : A la façon d'un peintre impressionniste, il étudie l'incidence de la lumière à différentes heures de la journée et des saisons.
Il recherche les atmosphères : Arc en ciels, nuages, couchers de soleil, brouillards matinaux, ciels orageux. Il apportait un soin tout particulier à ses tirages afin de mettre en valeur les effets de brumes et reflets fugitifs qu'il saisissait sur ses plaques photographiques. Jean Pierre Sudre, l'un des grands photographes contemporains, dit au sujet de ces derniers : « ...il y a cette qualité étonnante des rendus de nature dans des variétés de gris qui, s'enchevêtrant les uns aux autres, font chanter toute l'harmonie de l'ensemble... » La Saône et ses abords, les bois et les étangs de la Dombes furent parmi ses sujets favoris (il tirera près de 500 plaques intitulées « effets de nuages » « la Saône » « la Dombes »).
Le site même de Montmerle offre de multiples ressources au paysagiste. Outre les paysages de sa région, Tournassoud photographiera aussi les paysages du Bugey et du Jura, de la Haute Loire, Dauphiné, Alpes de Haute Provence, Provence (dont est originaire sa femme), Camargue, Alpes Maritimes ou encore les paysages d'automne dans le Nord de la France, notamment dans le Pas-de-Calais qu'il visita plusieurs fois pendant la guerre puis à l'occasion de reportages sur les haras et les élevages aviaires. Sans oublier les vues de Bretagne et de Vendée prises à l'occasion de ses visites chez Georges Clemenceau en 1921.
On notera chez Tournassoud une prédilection pour les arbres (sous- bois, forets de pins, de chênes, oliviers et amandiers, feuillages d'automne, hiver en forêt, forêt de sapins sous la neige), pour l'eau (bords de Saône et navigation fluviale, paysages avec barques, pécheurs, étangs de Dombes, de Guinières ou de Sologne, canal et platanes, péniches, ports de pêche et bateaux de pécheurs, barques à voiles, bords de mer), et pour les fleurs (parcs, jardins, roseraies, bouquets).
Natures mortes: Ayant bien compris que le nouveau procédé couleur des frères Lumière était idéal pour ce genre qu'il affectionne, Tournassoud compose d'admirables natures mortes faites de fleurs, de fruits, de gibier mort, de carafes et potiches, d'ustensiles en cuivre. Avec soin il positionne chaque objet en fonction de sa forme ou de sa couleur afin d'obtenir une composition harmonieuse qu'il fixera ensuite sur la plaque Autochrome. Une fois encore Jean Tournassoud fait ici la démonstration de son excellente connaissance des règles académiques de composition
Tournassoud a également réalisé un grand nombre de clichés d'architecture Urbaine et rurale: Montmerle et sa région historique, Inventaire des châteaux de l'Ain, Vues de Lyon, Port de Marseille, dépliant touristique « Villefranche du Beaujolais ». Pour son ami le chanoine André Chagny il illustra une brochure en héliogravure : « Les Pays de l'Ain » pour la promotion du patrimoine touristique et naturel de l'Ain (Les agrandissements des photographies faites à cette occasion sont encore visibles à la Chambre de Commerce de Bourg. Certains clichés ont été exposés sur le stand de la Chambre de Commerce et d'Industrie de l'Ain lors de l'exposition internationale de Bruxelles en 1935, stand qui a valu une médaille d'or à la chambre). Enfin on notera la présence dans les archives de Tournassoud d'un très grand nombre de photographies de monuments et de symboles religieux, témoins de sa grande Foi: Chapelles, Eglises, basiliques, Grande chartreuse, vitraux, reproductions de tableaux religieux, de statues, Christ et Croix brisés par les bombardements. Il fit éditer en cartes postales un grand nombre de ses clichés de paysages et d'architecture
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