Mick Micheyl
Paulette Michey, petite fille de Jean-baptiste Tournassoud, est connue sous le pseudonyme de Mick Micheyl , une artiste aux talents variés et étonnants : peintre, meneuse de revue, acrobate, compositeur et interprète (« Un Gamin de Paris » grand prix de la chanson française en 1950), et enfin aujourd'hui sculpteur sur acier (dessin à la ponceuse électrique sur acier, technique qui permet d'exprimer le mouvement).
Mick n'a jamais fait mystère de ce qu'elle doit à son grand-père dans la formation de son esprit et de son caractère. Les qualités de coeur que chacun se plait à reconnaître dans la petite-fille sont le plus bel hommage à la mémoire de celui que, les Montmerlois continuent à appeler « le Commandant » :
« En 1922, il est grand-père et jusqu'en 1951, il m'apprend les grandes lois de la joie de vivre... Petite, dans le noir à côté de lui, je l'entendais me dire : « regarde apparaître l'image ». Et je me haussais sur la pointe des pieds... Plus tard il s'était spécialisé dans la photo animalière, c'est lui qui m'a appris le dessin, les chiens et les chevaux. Il m'emmenait dans tous les grands haras de France, et très fière, je portais ses sacs de plaques. Sans le savoir, il me « batissait » pour ma carrière acrobatique... c'est lui aussi qui m'a appris à jouer aux boules, à choisir le bon vin et à être toujours à l'heure... C'est encore lui qui m'a fait rentrer aux Beaux-arts de Lyon, départ de ma première carrière – peintre en 1948… puis je suis montée à Paris avec mes chansons. Alors il m'a fait jurer de reprendre mes pinceaux (qui ont été des ponceuses électriques) mais j'ai obéi...
La veille de son dernier cliché - il a 84 ans - il est encore debout dans son laboratoire devant ses bains d'hyposulfite pour faire apparaître ses dernières images... à Montmerle-sur-Saône, là où il est né, là même où je grave mes aciers avec ce même bonheur d'exister et d'aimer les êtres et les choses.
Je veux lui rendre grâce et faire qu'on le connaisse et que l'on ne l'oublie pas ».
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